Armoise
Armoise
Artemisia vulgare
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Attributs
Type de plante: herbacée vivace
Strate: herbacée haute
Famille: Astéracées
Hauteur: 80 à 180 cm (parfois plus dans les sols riches)
Largeur à maturité: 60 à 120 cm
Port: tiges dressées, touffe étalée
Intérêts
Idéale pour bouquets secs, arrangements floraux, couronnes végétales, etc.
Répulsif naturel (mites, puces, certains insectes volants)
Très mellifère tardive (attire abeilles, papillons de nuit, syrphes en fin d’été),
Utilisée comme plante protectrice en fumigation et rituels (maisons, jardins, espaces sacrés)
Plante médicinale traditionnelle majeure (mais aujourd'hui surtout utilisée en externe et usages symboliques)
Culture
Zone de rusticité: 3
Exposition: plein soleil à mi-ombre
Sol: ordinaire à pauvre, bien drainé, sec à moyennement frais, tolère les sols caillouteux et les terrains difficiles
Emplacement idéal (avec l'exposition et le type de sol adaptés): lisière de jardin, coin sauvage, bordure ensoleillée, talus, près d’un potager ou d’arbustes fruitiers. Éviter les massifs trop soignés ou les sols trop riches et humides où elle peut devenir très envahissante.
Plantation: printemps ou automne.
Espacement: 60 à 100 cm (elle drageonne et s’étend rapidement)
Arrosage: modéré à l’établissement, puis très tolérante à la sécheresse. Éviter l’eau stagnante en hiver.
Fertilisation: inutile ou très légère. Un sol trop riche accentue la pousse végétative et le drageonnage.
Protection: aucune nécessaire
Partie(s) utilisée(s): feuilles, sommités fleuries
Récolte: feuilles tout au long de la saison ; sommités fleuries juste avant ou au début de l’ouverture des fleurs
À sa rencontre...
L’armoise commune (Artemisia vulgaris) est une vieille compagne des humains. Depuis des millénaires, elle pousse le long des chemins, dans les friches, au bord des rivières et près des habitations. On la nommait « herbe de la Saint-Jean » (tout comme plusieurs plantes aromatiques et médicinales cueillies à cette date), « ceinture de Saint-Jean » ou « herbe du Solstice». On la cueillait le jour de la Saint-Jean-Baptiste, on la glissait sous l’oreiller pour faire de beaux rêves ou on la portait en couronne pour se protéger des mauvais esprits et des éclairs.
Son feuillage finement découpé, vert foncé dessus et argenté dessous, dégage une odeur chaude, amère et camphrée qui évoque les herbes sacrées d’autrefois. De juillet à septembre, elle élève de longues panicules de minuscules fleurs brun-rougeâtre, discrètes mais qui attirent les regards des abeilles tardives et les papillons de nuit.
Elle a longtemps été l’une des plantes les plus importantes de la médecine populaire européenne : on l’utilisait pour réchauffer le ventre, soulager les douleurs menstruelles, stimuler l’appétit, calmer les nerfs, chasser les vers intestinaux, apaiser les rhumatismes et accompagner les accouchements difficiles. On la disait capable de « remettre les choses en place » dans le corps féminin, d’où son surnom d’« herbe des sages-femmes ». Aujourd’hui, son usage interne est très encadré en raison de la présence de thuyone et d’autres composés potentiellement toxiques à forte dose.
On l'utilise aujourd'hui surtout en usage domestique et pour le jardin. Tout comme on fait avec la Tanaisie, on glisse des pochettes de la plante séchée dans les armoires et les tiroirs pour repousser les mites et parfumer le linge. En fumigation, elle purifie l’air et les espaces. On peut préparer un purin d’armoise (macération fermentée et diluée) pour arroser ou pulvériser au jardin : il aide à éloigner certains insectes et à renforcer les plantes contre les maladies fongiques. Les feuilles fraîches ou sèches entrent dans les oreillers de rêves ou les sachets sous l’oreiller (tradition populaire). En macérât huileux (huile végétale + feuilles), elle sert à masser les articulations douloureuses ou les jambes lourdes (usage externe uniquement).
Brièvement, elle reste une plante de grande sagesse, que l’on honore surtout en externe, en fumigation, en bouquets, en macérât huileux, en purin répulsif ou simplement par sa présence au jardin.
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