Échalotes de Sainte-Anne

Échalotes de Sainte-Anne

Allium cepa ascalonicum

Prix habituel $5.00
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En vente Épuisé
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Attributs

Type de plante: herbacée vivace (bulbeuse)

Strate: herbacée basse

Famille: Amaryllidacées

Hauteur: 30 à 50 cm

Largeur à maturité: 10 à 20 cm

Port: feuillage dressé, touffe compacte

Intérêts

Légume vivace productif, résilient et autonome, aménagement de forêt nourricière, autonomie alimentaire, variété patrimoniale québécoise .

Culture

Zone de rusticité: 3

Exposition: plein soleil

Sol: léger, meuble, riche, bien drainé

Emplacement idéal (avec l'exposition et le type de sol adaptés): potager ensoleillé, sol bien drainé et réchauffé rapidement au printemps. Un endroit bien drainé est essentiel pour permettre à la plante de passer l’hiver en place sans pourriture.

Plantation: Nos ancêtres la plantait le 26 juillet lors de la fête de Sainte-Anne. Il est également possible de planter tôt au printemps dès que le sol peut être travaillé, ou à l’automne dans les sols très bien drainés. Planter les caïeux pointe vers le haut, en laissant dépasser la pointe (environ 1/4 de l'échalote). Prévoir un emplacement permanent comme pour tout autre vivace.

Espacement: 15 cm

Arrosage: modéré. Arroser régulièrement au début de la croissance, puis réduire progressivement lorsque les bulbes arrivent à maturité. Éviter l’excès d’eau, surtout en fin de saison.

Fertilisation: apport de compost mûr avant la plantation. Éviter les fertilisations riches en azote qui favorisent le feuillage au détriment du développement des bulbes.

Protection: dans les régions froides ou en sol plus exposé, un léger paillis (feuilles mortes, paille) peut être appliqué à l’automne pour protéger les bulbes laissés en terre. Retirer au printemps.

Partie(s) utilisée(s): bulbes, feuilles

Récolte: Nos ancêtres la récoltait le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste. Règle générale; récolter une partie des bulbes lorsque le feuillage jaunit et se couche naturellement. Pour maintenir la plante comme vivace, laisser volontairement quelques bulbes en terre. Les bulbes récoltés peuvent être séchés et conservés, ou replantés pour la saison suivante.

Le jeune feuillage se récolte au printemps pour être mangé frais.

À sa rencontre...

L’échalote de Sainte-Anne est une plante nourricière à la fois vivace, généreuse et profondément liée à la culture jardinière québécoise. Elle a une saveur fine, douce et bien équilibrée, moins piquante que l’oignon. Contrairement aux échalotes cultivées comme annuelles, elle peut s’installer durablement au potager et revenir fidèlement année après année. Une fois bien établie, chaque bulbe se divise naturellement, donnant naissance à une talle abondante (environ 10 bulbes) qui peut être récoltée, partagée ou replantée, favorisant une réelle autonomie alimentaire.

Sa culture s’inscrit aussi dans une tradition transmise oralement, où les bulbes étaient récoltés le 24 juin à la Saint-Jean-Baptiste. Puis, après un temps de séchage et de consommation, une partie des échalotes est remise en terre vers la fin juillet, période associée à Sainte-Anne, figure intimement liée à la transmission, aux grands-mères et aux jardiniers. On peut suivre ce cycle cohérent de nos ancêtres, ou encore faire la plantation très tôt au printemps ou à l'automne.

Facile à cultiver, l’échalote de Sainte-Anne apprécie les sols bien drainés et les emplacements ensoleillés. Elle peut être consommée à différents stades : jeune et verte au printemps, ou mature et séchée en été, à la manière des échalotes traditionnelles. Le goût risque d'être plus fort et piquant si on récolte plus tard en été. Pour maintenir sa vigueur, il est conseillé de diviser les touffes périodiquement, afin d’éviter une compétition excessive entre les bulbes et de préserver une belle taille de récolte.

Au-delà de ses qualités culinaires, cultiver l’échalote de Sainte-Anne, c’est participer à la préservation d’un héritage vivant. C’est une plante que l’on échange, que l’on offre, que l’on transmet avec son histoire. Une plante simple, mais porteuse de sens, qui trouve tout naturellement sa place dans les potagers d’aujourd’hui.

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