Tanaisie
Tanaisie
Tanacetum vulgare
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Attributs
Type de plante: herbacée vivace
Strate: herbacée haute
Famille: Astéracées
Hauteur: 100 à 150 cm
Largeur à maturité: 60 à 100 cm
Port: tiges dressées, touffe étalée
Intérêts
aromatique, répulsif naturel puissant (insectes volants, pucerons, fourmis, doryphores, altises…), biofongicide, bioinsecticide, purins, excellente pour bouquets frais et secs et arrangements floraux durables, mellifère et attirante pour papillons et autres pollinisateurs, plante médicinale traditionnelle riche en histoire (vermifuge, digestive, emménagogue, anti-rhumatismale – usage interne fortement déconseillé aujourd’hui en raison de la thuyone toxique)
Culture
Zone de rusticité : 3
Exposition : plein soleil, mi-ombre
Sol : ordinaire à riche, plutôt bien drainé; tolère les sols pauvres et secs une fois établie
Emplacement idéal (avec l’exposition et le type de sol adaptés) : lisière, plate-bande naturaliste, jardin de simples, zone utilitaire du jardin (exemple : près du compost), endroits où l’on souhaite une plante robuste et autonome. Éloignée des cultures annuelles ou celle qui prennent plus difficilement leur place et qui pourrait être envahit par la tanaisie.
Plantation : printemps ou automne; plantation facile en motte; reprise rapide
Espacement : 45 à 60 cm (plus si tu veux de grosses touffes)
Arrosage : arroser à la plantation; ensuite généralement inutile.
Fertilisation : généralement inutile; un peu de compost au printemps suffit si le sol est très pauvre.
Protection : aucune; très rustique.
Partie(s) utilisée(s) : sommités fleuries et feuilles (surtout pour usages externes/domestiques)
Récolte : récolter les sommités fleuries en début de floraison.
À sa rencontre...
La tanaisie commune est une vivace vigoureuse originaire d’Eurasie, naturalisée depuis longtemps en Amérique du Nord, y compris au Québec. Ses tiges dressées et anguleuses montent jusqu’à 1,20–1,50 m, portant un feuillage aromatique très découpé. Les fleurs jaunes groupées en corymbes plats illuminent le jardin en fin d’été et attirent papillons et autres pollinisateurs.
Son parfum fort et sa réputation d’« herbe aux vers » ou de répulsif à insectes lui viennent de ses huiles essentielles riches en thuyone. Au jardin, elle demande peu, mais peut s’étendre généreusement par ses rhizomes et ses semis spontanés : un emplacement bien choisi évite qu’elle devienne trop envahissante.
La tanaisie partage avec l’absinthe et la rue une réputation ancienne de plante protectrice et purifiante. Depuis l’Antiquité grecque, où son nom évoque l’immortalité (Athanasia), elle fut considérée comme un don précieux. Au fil des siècles, elle devint une compagne des herboristes et des sages-femmes. On l’utilisait surtout pour expulser les vers intestinaux (roundworms, threadworms), calmer les troubles digestifs tenaces, soulager les fièvres, apaiser les rhumatismes et les douleurs articulaires, et stimuler le flux sanguin dans la région pelvienne et l'utérus (emménagogue). On la préparait en infusion légère, en décoction, en vin médicinal ou en cataplasme pour les inflammations, les contusions, les maux de dents ou les spasmes. Certains la frottait sur les membres douloureux ou on la portait en sachet contre les rhumatismes ; on la disait capable d’aider les femmes à « régulariser » leurs cycles.
Pourtant, derrière cette générosité se cache une force puissante et dangereuse. La tanaisie contient de la thuyone, un composé toxique qui, à dose trop élevée, peut provoquer des convulsions, des vomissements violents, des dommages au foie, aux reins et au système nerveux. C’est pourquoi, au fil du temps, les sages ont appris à la respecter : elle était donnée avec parcimonie, souvent seulement en externe, et jamais aux femmes enceintes ni aux enfants. Aujourd’hui, la plupart des herboristes et des autorités de santé déconseillent fortement son usage interne.
Elle reste une plante de mémoire, une gardienne des savoirs anciens, mais elle nous invite surtout à la contempler, à l’utiliser avec sagesse en externe ou au jardin, et à honorer les limites que la nature elle-même nous enseigne.
Pour la maison, ses feuilles et fleurs séchées, au parfum camphré puissant, peuvent être utilisées comme répulsifs : on en glisse dans les armoires pour éloigner les mites, on en place dans les paniers ou niches des chiens et chats pour décourager puces et tiques (feuilles fraîches ou sèches au fond du couchage), ou encore on frotte légèrement les feuilles sur la peau ou on les suspend près des fenêtres pour repousser mouches et moustiques. Au jardin, elle devient un allié précieux en purin : pulvérisée diluée, elle éloigne efficacement fourmis, pucerons, altises, doryphores, piérides du chou, tenthrèdes, limaces et bien d’autres ravageurs, tout en restant douce pour la biodiversité et sans résidus chimiques. Un vrai coup de pouce écologique pour le potager, les rosiers ou les arbres fruitiers !
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